« Rapport dotations : résumé »

La mission des chrétiens est d’être témoins du Christ au coeur de la société. La situation présente interroge en profondeur et constitue un vrai défi spirituel.

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Le Conseil synodal (CS) de l’Eglise réformée vaudoise (EERV) a choisi d’intégrer à son rapport des réflexions fondamentales sur la manière de décliner la mission de l’Eglise ces prochaines années.

Aujourd’hui, les liens humains sont fragiles. En période de changement constant, on doit s’attendre à ce qu’ils ne demeurent pas indemnes. L’EERV est donc appelée à vivifier l’ancrage local tout en développant de nouvelles formes de présence, de lieux de tissage et d’expressions de la foi chrétienne.

L’Eglise réformée vaudoise doit mieux prendre en compte les changements rapides et le fonctionnement de la société pour rencontrer la population dans toute sa diversité et partager avec elle la saveur de l’Evangile.
Le CS propose dès lors de fixer les priorités suivantes :

  • à propos du sacerdoce universel : valoriser la place et la responsabilité deslaïques dans le témoignage de l’Evangile et la gouvernance de l’Eglise ;
  • à propos des ministères : reconnaître et stimuler les différentes formesd’engagement dans l’Eglise et en imaginer de nouvelles ;
  • à propos de la formation des laïques et des ministres : augmenter la qualitéde présence et d’action dans la société.

Ces priorités sont appelées à se déployer dans les espaces suivants :

  • la paroisse, les services communautaires et les aumôneries : communauté set lieux de vie et de foi ouverts au monde ;
  • la Région, réseau de collaboration, de réflexion et de solidarité spirituelle, dont lec onseil devrait jouir d’une responsabilité et d’une autorité accrues ;
  • le canton, entité de support, de soutien, de stimulation et de partage de tous les projets des différents lieux d’Eglise.

Pour mettre en oeuvre ces priorités, le CS soumet au Synode plusieurs décisions. Concernant la répartition des forces, sur la base des calculs effectués et des propositions de transfert à l’étude, le CS soumet également au Synode trois scenarii relatifs aux enveloppes de dotations :

  • scénario 1 : diminution linéaire dans les paroisses, les Régions et lecanton ;
  • scénario 2 : diminution avec transferts de postes et de responsabilités ;
  • scénario 3 : diminution avec renforcement des ressources de soutien.

NB : suite au rééquilibrage des forces ministérielles entre catholiques et protestants à l’horizon 2025, l’EERV voit diminuer progressivement le nombre de ses collaborateurs salariés. Conformément au Règlement ecclésiastique, le Synode est appelé à se prononcer une fois par législature sur la répartition de la dotation entre les différentes enveloppes (Régions et paroisse/ services et offices/employés/missions communes/CS).

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43 réflexions au sujet de « « Rapport dotations : résumé » »

  1. L’idée d’avoir au niveau cantonal des forces supplémentaires, pour donner un support aux lieux d’Eglise en vue du changement, peut paraître difficilement acceptable pour les lieux d’Eglise. Néanmoins elle me paraît avoir l’avantage que ces forces au niveau cantonal pourraient plus facilement aider au changement que le demi-poste qui resterait à la Région, et qui risque d’être affecté à répondre aux besoins de continuer ce qui a déjà été fait.

    C’est une question de confiance et de pouvoir.
    Ai-je confiance que les forces au niveau cantonal seront réellement utiles à ma mission paroissiale ou régionale , et à l’intégration des objectifs de l’EERV dans mon activité ? Par ailleurs, ai-je envie d’intégrer les objectifs de l’EERV ?

    Le CS a-t-il confiance que les Régions seront capables et désireuses, si on leur laisse cette force, de réellement renouveler l’activité de l’Eglise selon les objectifs de l’EERV ?

    François Paccaud

  2. Je propose le scénario 4 :
    Onze équipes autonomes dans onze régions, composées de ministres et de laïcs, en lien et en communion les unes avec les autres, responsables de s’organiser en tenant compte des besoins, des forces à disposition, des envies, des appels, des charismes, des missions communes.
    Suppression de l’essentiel du niveau cantonal : pas de services, pas d’offices, pas de contributions cantonales. Une équipe cantonale réduite chargée du soutien (salaires…) Les forces cantonales sont envoyées dans les équipes régionales.
    Un Conseil Synodal responsable de la vision commune et du lien à l’Etat, au service des onze équipes pour les soutenir, à la demande.
    Un système libéré pour vivre la fidélité à l’Evangile et la créativité dans le témoignage.
    L’inverse de la centralisation proposée.
    Un vrai virage.

    1. Ce scénario me plaît!
      Et il me semble opportun de mettre à l’ordre du jour la formation et l’engagement d’animateurs laïcs rémunérés, d’ouvrir leur champ de possibilité d’engagement afin de leur permettre de reprendre, dans la proximité, les tâches que l’absence de ministres laissent vacantes.
      Et faut-il encore que chaque paroisse verse plus du tiers de son budget au canton et à sa région?????? Utilisons ces ressources un peu plus dans la proximité!!!!!

      1. Alors oui, mais surtout ne pas penser l’engagement des laïcs pour reprendre des tâches laissées vacantes par l’absence de ministres! ça fait cher le bouche-trou!
        Il faut se positionner courageusement avec des postes laïcs novateurs qui ont des compétences et charismes spécifiques pour un certain lieu d’Eglise. La fonction première de l’Eglise n’est pas d’être dans l’entretien, mais dans le rayonnement: il faut dépasser le statu quo.

      2. Il y a pas mal d’Églises en Suisse et en Europe où les laïcs engagés et formés sont bénévoles. Que dire des conseillers, des catéchètes, des caissiers, des visiteur.es, des prédicateurs qui exercent un ministère non comme un emploi mais comme un service, par ailleurs concernant la part du budget consacré au canton, elle dépasse très souvent largement plus que le tiers, 50, 60, 70%…. il faudra bien se préparer un jour prochain à ne devoir compter que sur les ressources des paroissiens et non plus celles de l’Etat et donc apprendre aussi le service gratuit et aussi moins de confort…

        1. Cher Armin, ça fait plaisir de te croiser sur ce forum.
          Le scénario 2 prévoit presque le tiers des effectifs au niveau cantonal (64,3 EPT cantonaux et 140 EPT régionaux). Le tout est réparti dans cinq enveloppes.
          La gestion de la réalité des forces disponibles sera un casse-tête. Ce qui risque d’arriver, c’est que les trous par rapport à la dotation se trouveront essentiellement dans une enveloppe, celle des régions.
          En effet, je vois, très fort, dans ce dossier, le message que l’Etat attend certaines choses de l’Eglise (EMS et aumôneries) et que, pour continuer à avoir la subvention, on doit être prestataire de services pour ces missions. On va s’assurer que l’enveloppe MiCo sera bien remplie.
          Par ailleurs, comme on soupçonne les gens du terrain de ne pas vouloir changer ou de ne pas en être capables, on va s’assurer que des spécialistes cantonaux leurs montrent comment faire. On va veiller à ce que l’enveloppe des Services et Offices soient bien remplies.
          Je propose de simplifier et de libérer le système : trois enveloppes seulement : Régions, Administration et Conseil Synodal, les deux dernières étant réduites.
          Des équipes régionales autonomes à qui ont fait confiance, responsables de s’organiser pour que les besoins et les missions soient honorées en fonction des forces et des charismes en présence.
          Cela demandera une grande responsabilité, une grande communication, une grande agilité et une grande solidarité entre les équipes régionales et à l’intérieur de chacune d’elles. Y sommes-nous prêts ? Je ne sais pas.
          On ne sera pas dans la gestion de dotations, mais dans la gestion de la réalité.
          La complexité sera gérée de manière vivante par les équipes, sur le terrain et non par le canton.

          1. Merci Jacques-Etienne pour ce stimulant scénario. Et comment imagines-tu dans celui-ci gérer la question des MiCo justement ? Il me semble que nous ne pouvons pas balayer cette question qui me semble centrale…

          2. Cher Jacques-Etienne,

            Merci pour ta proposition vigoureuse. Je rejoins Benjamin sur la question des MiCo.

            J’ose une question un brin impertinente: serais-tu prêt, comme MCo, à lâcher un bout du volet plus administratif de ton poste pour privilégier sa dimension plus directement pastorale? Est-ce qu’une fonction de MCo tournante au sein du colloque des ministres te paraitrait envisageable ? Et une diminution de son %?
            Tant qu’à faire, débattons!;-)

          3. Cher Benjamin, Cher Samuel, cool de débattre avec vous. Salut à tous les deux.
            En ce qui concerne les Missions en Commun, je pense qu’il est fondamental de continuer à être présents dans les institutions et de renforcer la coopération avec les catholiques.
            Mais je crois que ça se joue le plus efficacement en équipe et sur le terrain. Encore une fois, il s’agit de faire face à la réalité et non d’écrire des dotations sur du papier.
            Actuellement dans la région la Côte, nous sommes en dessous de la dotation de 270 EPT. C’est pas rien. Alors on fait avec et on joue l’équipe.
            Il se trouve que dans ce trou, il y a un poste à 50% Présence et Solidarité, vacant depuis plus de deux ans, notamment destiné à l’aumônerie en EMS à hauteur de 30%. Comme il n’y a aucune force cantonale EMS réformée dans notre région actuellement, que croyez-vous qu’on fait ? On abandonne les EMS ? On joue l’équipe et et on fait au mieux, on vit la solidarité en tenant compte de la réalité des autres lieux d’Eglise de la région, avec une vision d’ensemble. C’est pas parfait, mais c’est communautaire.
            Il sera important de permettre à l’avenir une grande flexibilité au niveau des flux de personnes entre les régions, pour vivre une solidarité globale et une bonne agilité pour faire face aux besoins de manière rapide et facile.
            Cela doit bien-sûr s’accompagner d’un dialogue franc et renouvelé avec l’Etat et l’Eglise catholique.
            En ce qui concerne la coordination, Cher Samuel, j’ai toujours eu une approche pastorale de la fonction. Après avoir passé du temps à créer un climat de confiance et de responsabilité, nous sommes dans la région la Côte en train de tester une organisation de coordination partagée entre le Colloque régional et le Conseil Régional. J’ai donc quitté la coordination et nous n’avons plus de coordinateur. Nous avons renoncé au coordinateur pour renforcer la coordination, en la vivant de manière communautaire. L’expérience est en cours, mais je trouve perso qu’elle poste déjà de bons fruits.
            Le débat continue ! Aimons notre Eglise !

          4. Dans mon message précédent, j’ai écrit que nous étions actuellement, dans la région la Côte, en dessous de la dotation de 270 EPT. Je voulais bien-sûr écrire 2,7. Excusez-moi. Vous aurez rectifié.

    2. Merci Jacques-Etienne pr ta réponse!

      Je suis très heureux du modèle que vous expérimentez dans la Région 1. Je ne le connaissais pas: il est audacieux et me semble laisser libre cours aux charismes des uns et des autres tout en suscitant de la responsabilité. Bravo! Et si chaque région était incitée à développer un modèle dans la même veine, selon son génie propre?

      Pr tenter une réponse à ta proposition ci-dessus, j’ose une question: et si on en gardait l’esprit tout en en faisant un option réellement envisageable? Il me semble en effet que ta proposition néglige le pan synodal de notre Eglise. Au fond, le débat qui attend le synode en mars portera aussi sur la manière dont il comprend ce à quoi est appelée une Eglise qui articule à la fois le pôle presbytéral et le synodal.

      J’ose donc une contre-proposition: et si ce n’était pas 0,5 – comme le préconise le CS – mais 1 poste qui était attribué à chaque région pour développer des projets innovants? Chaque région serait ainsi invitée d’ici à 2020 à proposer un ou deux projets en fonction des charismes de ses ministres, des aspirations des laïcs, des besoins identifiés sur le terrain. En clair, en réponse à l’Esprit déjà l’oeuvre. Chaque projet serait soumis au discernement du CS, débouchant sur une dynamique presbytéro-synodale renouvelée.

      Qu’en dites-vous? Et autre question: comment identifier les possibilités de « construction » des ces 5,5 EPT (plus crûment dit, dans quelles enveloppes?) Débattons!;-)

      1. Cher Samuel,
        Ma proposition est, à mes yeux, totalement presbytéro-synodale, mais de manière nouvelle.
        Il n’y a plus deux pôles, l’un presbytéral et l’autre synodal, avec des jeux de pouvoir, ce modèle étant à mon avis arrivé au bout.
        Mais le défi consiste à ce que les équipes régionales (incluant des ministres et des laïcs, en lien étroit avec les Conseils) aient à la fois une autonomie presbytérale, et à la fois, soient responsables d’être solidaires entre elles, de communiquer, de se soutenir, bref, d’avoir le sens de l’Eglise, d’être synodales au sens étymologique du terme qui signifie faire « route ensemble ».
        Dans ce sens, je préconise de laisser une grande marge de manœuvre dans la répartition de la dotation entre les régions, en faisant confiance à la « synodalité » de chaque région. Par exemple, une région qui souffre ou qui a un projet particulièrment grand pourrait se voir envoyer momentanément ou durablement des forces par d’autres régions. Personne ne pourrait plus rester dans son pré carré.
        Dans cette organisation, le Conseil Synodal, même s’il perd du pouvoir, est, avec le Synode, responsable de développer la vision commune, de rappeler la mission, de veiller à ce que les régions jouent le jeu, de faire le lien avec les autres institutions, de soutenir les régions en offrant du coaching à la demande. Le Conseil Synodal et le Synode ont un grand poids communautaire et spirituel.
        Je ne suis pas certain que mes idées soient bonnes, mais les exprimer ici a pour but de nourrir la réflexion commune sur l’avenir de notre Eglise.
        Le Conseil Synodal nous a exhorté à penser « out of the box », on ne pourra pas me reprocher de ne pas l’avoir fait.

  3. Ok. Mais qui paye pour faire la compta, les salaires, assurances sociales, les négociations au niveau national, l’informatique , formations, RH et toutes ces choses dont peu ont connaissances que cela existe et que cela ne sont pas des tâches qu’on peut confier à des bénévoles!

  4. Oui pour le scénario 2 bis.
    Il est pertinent de transférer TN, Info-com et EMS au canton. J’ajoute que leur centralisation (TN, Info-com) devrait permettre une optimisation qui redonnerait 3 à 4 EPT aux Régions, par rapport à ce qui est proposé.
    En ce qui concerne le scénario 3, l’idée d’un soutien, d’un support, est bonne, mais ceux-ci ne doivent pas venir du canton mais de la Région. La proximité, la connaissance du terrain, la confiance sont indispensables.
    Enfin, je ne trouve nulle part la question de la formation et de l’engagement d’animateurs laïcs rémunérés (pourquoi ne pas les appeler « agents pastoraux » d’ailleurs ?). Il me semble que l’avenir de notre Eglise passe par eux.

    1. Bonjour ! Je consonne assez avec la prise de position du colloque de la R3, rejetant le scénario 3. Je comprends le CS, qui craint que ces forces restant en Région soient occupées à « boucher les trous » et à tenter de continuer comme avant. Sans doute pense-t-il pouvoir mieux permettre le changement nécessaire en pilotant depuis le canton.
      Ma proposition serait que ces forces restent en Régions, et qu’elles travaillent en synergie, en lien avec R&D, non pas simplement pour être des relais de R&D dans les Régions, mais pour être stimulées, encouragées, confrontées à de nouvelles idées, nourries, élargies par les échanges au niveau cantonal. Qu’il y ait environ un mi-temps par région travaillant en collaboration avec R&D me semble plus prometteur.
      Bonne réflexions…

  5. Merci pour la mise en place de ce Forum. Je suis étonné qu’il y ait encore si peu de commentaires…
    J’appuie le scénario 4 de J.-E. Depierraz.
    Il faut prendre conscience que de plus en plus de paroisses peinent à payer leurs contributions cantonales, dont elles ne voient pas beaucoup ce que cela leur rapporte. Si l’on met plus de forces au niveau cantonal, cela enlève des forces au niveau paroissial, donc diminue le nombre de cultes paroissiaux, le nombre de collectes, les entrées d’argent et augmente encore la difficulté à payer les contributions…
    Prions que le Seigneur guide notre Synode pour faire les bons choix.

      1. le peu de commentaires de ce forum traduit une grande impuissance devant un appareil compliqué et toujours plus loin de la base, qui a l’impression que de toutes manières son avis ne compte pas.
        Ceci dit l’option de moins de centralisation et de forces innovantes plutot aux régions est tentante. moins de colloques entre spécialistes et plus de présence au terrain. Pourquoi est-ce que je sais déjà que l’on ira pas dans ce sens…?

        1. Le peu de commentaires de ce forum traduit surtout qu’il n’est en ligne que depuis une semaine et qu’il n’y a pas exactement eu une publicité massive en dehors des réseaux sociaux, ce qui n’est pas le lieu le pus fréquenté par les personnes directement concernées par ce rapport…

          Après, j’avoue naïvement croire que nous façonnons le monde dans lequel nous vivons à travers les mots qu’on emploie, et typiquement, parler encore de « base » plutôt que de « terrain » par exemple, en opposition à une soi-disant « tête » ou une instance de direction suprême et autoritaire, me semble creuser soi-même le fossé qu’on souhaite dénoncer…

          De manière générale, ce rapport me semble ouvrir des bonnes pistes pour autant qu’il soit pensé comme transitoire. J’estime que le modèle 3 serait le meilleur car il permettrait d’offrir pendant quelques temps les moyens aux régions d’arriver à une plus grande autonomie et créativité qui pour l’instant me semble impossible sans une impulsion externe à la région, et compétente pour le faire, donc avoir pendant 2 ans par exemple un renforcement « central » pour accompagner des impulsions me semble hélas un mal nécessaire. Quand je vois l’incapacité de réellement amorcer une évolution féconde et joyeuse au niveau régional, en tout cas là où je suis en poste, je me dis qu’il y a besoin d’avoir une figure d’autorité qui viennent faire disjoncter les systèmes grippés dans lesquels on évolue (et je ne vois sincèrement pas cette impulsion venir du niveau paroissial…).

          Finalement, ce rapport ne concerne que la caste professionnelle de l’EERV, et je trouve par conséquent difficile de bien en parler car il y a vite une énorme confusion entre gestion des postes et positionnement d’Eglise.

  6. Le scénario 3, c’est toujours plus de centralisation. Or, si on regarde les communautés dynamiques dans le Canton de Vaud, ce sont des communautés qui jouissent d’une grande autonomie (cf églises évangéliques). Etienne, je sais que la mode est aux régimes autoritaires, et, qu’en temps de crise, cela peut sembler rassurant « d’avoir une figure d’autorité ». Personnellement, j’aimerais revenir au régime presbytéro-synodal et à la décentralisation qui a fait la preuve de son efficacité en Suisse. Comme figure d’autorité, est-ce que Jésus-Christ ne nous suffit pas?
    Ne soyons pas naïfs: si on crée encore des postes cantonaux, ce ne sera pas du provisoire. On a déjà du mal à trouver des ministres prêts à aller en paroisse!
    Rapatrions au contraire des moyens humains et financiers en paroisse. Dans notre paroisse, c’est la totalité des dons et collectes (oui, 100%!) qui repartent à la Région et surtout au Canton! Personne ne nie l’importance d’avoir une gestion centralisée des salaires, des formations etc., mais un tel niveau de prélèvement décourage les dons…
    Regardons à plus long terme: quand l’Etat cessera de subventionner les Eglises, il nous faudra des communautés fortes et des donateurs/donatrices motivé.e.s.
    Enfin, contrairement à ce qu’on lit souvent, les paroisses ne sont ni mortes, ni dépassées! Elles se battent chaque jour, avec les laïcs engagés et les ministres, pour annoncer l’Evangile dans une société en rapide mutation. Et, comme beaucoup de mes collègues, je vois, dans nos communautés, des signes d’espérance qui m’encouragent à persévérer dans ce beau ministère de proximité.

    1. Disons que moi je regarde ma réalité ministérielle et paroissiale, et force m’est de constater qu’il y a enfin un bout de mouvement qui se dégage, et une réelle volonté d’ouvrir les yeux sur la réalité afin de l’empoigner plutôt que de se recroqueviller sur une posture désireuse d’un maintien et d’un retour à un passé considéré glorieux. Et ce mouvement n’a été rendu possible que grâce à l’intervention d’une instance cantonale. Sans ça, j’avoue que moi j’étais à deux doigts de me résigner et demander un changement de poste. Je crois comme toi à la beauté d’un ministère de proximité, par contre, je ne crois pas au bienfaits d’un quelconque repli territorial, et, hélas, même s’il n’est pas fatidique, c’est souvent ce qu’il advient quand on perd des dimensions aussi transversales qu’un échelon cantonal. Ceci dit, s’il était possible d’arriver à ça à un niveau régional, ce serait tout aussi productif, et plus pertinent, mais ça implique un réel changement de posture ministériel, affranchi des carcans paroissiaux (ce qui ne revient absolument pas à « tuer les paroisses »!).

    2. Merci Madame de souligner la force et la valeur des communautés locales et des initiatives à petite échelle en période de mutation sociétale profonde. La superstructure risque au contraire de devenir une fin en soi et l’augmentation des postes de conceptualisation ne nourrit pas la vie ! Dans certaines régions où les paroisses sont devenues très grandes, c’est même la vitalité de petits groupes qui se créent au niveau communal qu’il semble important de soutenir et encourager. Après avoir parcouru des kilomètres pour le travail (voire pour les loisirs!), nous avons soif de liens humains locaux, autour de projets, d’activités, de silence partagé. Le scénario 3 me paraît aller à fins contraires en multipliant le nombre de ministres-fonctionnaires et de « spécialistes », avec pour corollaire une diminution encore plus marquée des forces vives sur le terrain!

  7. Comment transférer des postes au niveau cantonal si l’Église n’arrive pas à remplir ses obligations de dotations au niveau régional et paroissial ? Y aura-t-il encore quelqu’un à supporter ? Par ailleurs, la règle d’un 100% pastoral par paroisse est-elle encore d’actualité ?

  8. Un petit commentaire d’ordre théologique : Il me semble que ce que propose Etienne invite à ressituer théologiquement le cadre de la réflexion sur les dotations : il ne s’agit pas d’opposer le centre administratif / le canton et les paroisses comme la tête et les membres… mais bien de les comprendre comme les fonctions vitales et essentielles (chacune) d’un même corps : celui du Christ. Si ce n’est pas dans ce cadre que le débat est pensé, si ce n’est même pas dans ce cadre que le débat se tient lui-même, alors tant les paroisses dans leurs besoins propres et l’administration dans ses besoins propres vont se prendre un mur (parce qu’elles se désolidarisent de ce corps, ce qui n’est pas top top…). En premier lieu, tant les besoins de l’administration, que les besoins des individus (internes et externes à l’EERV comme telle), que les besoins des communautés locales (internes et externes à l’EERV comme telle) sont subordonnés à une seule et même réalité qui les fait vivre et dans laquelle elles ont leur place : celle du corps du Christ. ça peut paraître abstrait (c’est un peu de la dogmatique), mais si c’est l’Eglise du Christ qui doit discerner sur son fonctionnement, sur la répartition de forces concrètes, elle ne peut pas faire abstraction de cela (parce qu’alors on se permet justement de confondre le canton, ou l’administration avec un “centre“ exclusif, comme la tête du corps… ce qu’il n’est définitivement pas.) Tant que je ne vois pas en quoi ce débat se rapporte à cette réalité première pour l’Eglise, il me semble qu’il est et restera foireux ; mais je reste optimiste : on parle de l’Eglise après tout, et Dieu ne la lâche pas (quoi qu’on puisse bien penser, dire et faire).

    1. J’ajoute à ton commentaire, que je partage, la distinction fondamentale (!!!) entre Loi, c’est-à-dire institution (structure, administration, gestion, procédures, emploi, voire dogmatique, liturgique … etc.) et Évangile, c’est-à-dire communauté (relation, âme, esprit, foi … etc.). Ne confondons pas squelette (institution) et chair (communauté, âme), nécessaire les deux pour qu’il y ait vie qui tienne (debout) ; mais la Loi, donc l’administration, – ceci lui est inné, d’autant plus que trois quarts des gens fonctionnent à ce niveau, « c’est là loi ! » -, risque toujours de se rendre « autonome » et devenir une finalité en soi ; par ailleurs raison pour laquelle le Christ a été crucifié (à juste titre, vu par la Loi … du respect du sabbat et de la royauté de l’empereur)

  9. Je fais la proposition simple, concrète, et facile à mettre en œuvre de baisser 2 à 4% tous les salaires des employés de l’EERV.
    Cette mesure à forte portée symbolique, manifesterait notre solidarité et notre engagement pour maintenir au moins une partie des postes actuels.
    Je ne pense pas qu’elle porterait préjudice aux ministres et elle témoignerait publiquement que nous sommes plus intéressés par l’avenir de l’Eglise que la défense de notre pouvoir d’achat.
    Je suis bien sur prête à m’appliquer cette proposition.

  10. Moi je trouve que ce rapport identifie un certains nombres de problèmes et de défis pour notre Eglise mais qu’il n’y répond que très partiellement.
    Il y a d’un côté l’envie que les paroisses et les délégués fassent confiance dans la 3e proposition alors que visiblement le Conseil synodal ne semble, lui, ne pas leur faire confiance puisqu’il semble contraint de leur diminuer les forces pour les obliger à s’adapter! 🙁
    Je suis un peu septique sur l’idée de créer des postes pour des projets et des mandats particulier et je crains un peu que des ministres s’inventent des projets, vivent au dessus de leurs moyens ou que leurs projets ne soient pas en lien avec les besoins des communautés peut-être parce que ça fait trop longtemps qu’ils ont quitté le terrain….

    Le rapport dit que le nombre de ministre devient insuffisant, il faut remplacer des ministres par des laïcs salariés (pour infocom) on pourrait se demander si au niveau cantonal sans viser les personnes mais bien les postes une reflexion identique est menée (Est-ce important que la coordination enfance, caté, formation d’adulte soient tous occupés par des ministres? Est-ce bien qu’il y ait autant de ministres qui soient à l’ORH, à Terre-Nouvelle, à santé et solidarité, à Terre-Nouvelle, à l’info-com, à Recherche et développement, à Eglise et société. Je suis déçu que le rapport ne dise rien à ce sujet.
    Avec la proposition 3, Est-ce que le CS a imaginé créer un nouvel office et avec quel budget?

    Je trouverai aussi important d’encourager (ce qui semble-t-il s’est fait en Angleterre) différentes personnes laïcs ont essayé des projets et voir ensuite, s’ils ont besoin de soutient et comment. J’ai l’impression que la solution 3 met la charrue avant les bœufs. Les ministres auraient-ils peur de laisser des laïcs porter la responsabilité de projets?

    Je regrette l’absence de solidarité d’Eglise entre les colonnes. Je suis régulièrement surpris des ministres cantonaux qui ne veulent pas venir célébrer un culte (parce que c’est pas leur vocation, parce que la communauté est trop faible etc…).
    Dans notre région il y a des bons liens entre l’aumônière en EMS et les autres ministres avec des échanges et je crains que si tout passe « au canton » ces liens se distendent et empêchent de faire Eglise ensemble.

    Enfin comme d’autres sur ce blog je m’interroge sur les finances. A quelle échéance les nouveaux lieux contribueront à trouver de l’argent pour le pot commun de l’Eglise. Est-ce que les paroisses vont devoir continuer à payer l’entier de la contribution ou est-ce que les lieux des micos y participeront aussi?, et comment?

  11. Au coeur de toutes ces réflexions, analyses et propositions, je regrette que les « Petites Ecoles » ne soient pas mieux valorisées.

    S’il n’est pas utile de parler des retraites, conférences ou ateliers qui ont lieu dans sur la colline de Crêt-Bérard, je crois par contre que la formation initiale des laïcs est une étape incontournable pour l’édification des personnes, le développement communautaire et le rayonnement de l’Evangile. Ce sont les objectifs des Petites Ecoles: un seuil bas pour les débutants ou les recommençants.

    Accompagner des jeunes, des hommes et des femmes dans leur apprentissage de la vie de foi au quotidien, en 24/7, à travers une relation vivante avec le Seigneur, un engagement en humanité et en tant que terriens responsables me parait fondamental et urgent.

    Il ne s’agit pas d’abord de former des gens pour qu’ils s’engagent dans l’Eglise et permettent à l’Eglise de vivre, mais pour que Seigneur soit vivant dans leur vie et les aide à vivre au quotidien leur vocation personnelle. Vient alors le désir suscité par le Saint Esprit de le partager avec d’autres, de rendre grâce à Dieu ensemble, d’interpréter la Parole en communauté, de trouver sa place dans le corps ecclésial.

    Aborder l’essence et la mission de l’Eglise à travers les dotations n’est pas la meilleure approche. Il serait plus fructueux de l’aborder à travers la présence et l’action du Christ au milieu de nous, au coeur du monde qu’il aime. Chacun est invité s’y associer selon son appel, ses charismes et ses capacités. Où le Seigneur a-t-il commencé à agir? Comment pourrions-nous le rejoindre?

    Tout en désirant devenir une Eglise de témoins, concentrons-nous aussi sur la priorité de faire Eglise ensemble, de tisser des liens d’amitié fraternelle, de communion. Il y a tant de réconciliations à vivre avant de vouloir témoigner de l’amour.

    Quand les braises sont rares, ne faut-il pas les concentrer et souffler dessus? Alors l’incandescence permet de nouveaux possibles.

    Crêt-Bérard est un acteur à part entière de vie chrétienne réformée, c’est un pôle de formation et de compétences: j’aimerais que ce lieu d’Eglise (au sens théologique et non réglementaire) soit mieux positionné, reconnu et utilisé par ma chère Eglise. Bien sûr qu’il y a un petit décalage institutionnel, mais une même foi, un même esprit, une même espérance.

    En communion de réflexion et de prière.

    1. Merci Alain pour ton apport!
      Je plussoie! D’autant plus que les Petites Ecoles sont d’une si belle qualité qu’elles gagneraient en effet à être mieux rentabilisées en Eglise, plutôt que d’être perçues comme énièmes doublons.

      Ta phrase ici: « Quand les braises sont rares, ne faut-il pas les concentrer et souffler dessus? Alors l’incandescence permet de nouveaux possibles.  » me fait penser à cette vidéo TED qui me semble des plus essentielles pour penser l’activité d’Eglise et mettre en oeuvre un témoignage manifeste et fécond: https://www.ted.com/talks/allan_savory_how_to_green_the_world_s_deserts_and_reverse_climate_change

  12. Le scénario 4 proposé par Jacques-Etienne Depierraz a ceci d’intéressant qu’il se veut proche du terrain.
    D’un autre côté, la gestion au niveau cantonal des postes Infocom et TN me semble être souhaitée par les acteurs eux-mêmes parce qu’ils voient les limites de l’organisation actuelle. La question des aumôneries en EMS me paraît moins claire. Que proposez-vous pour ces postes ?
    Les postes cantonaux permettent aussi, par exemple, la création de matériel pour le culte de l’enfance. En répartissant tous les postes dans les régions, ont court le risque de devoir réinventer la roue dans chacune des régions ? Comment dès lors créer des synergies qui permettent de mettre les ressources en commun sans perte de temps et d’énergie ?
    Je me réjouis d’avoir votre point de vue à ce sujet.

  13. Cher Monsieur Nicolet,
    Il me semble que l’animation Terre Nouvelle a besoin d’être en lien étroit avec le terrain et même qu’elle peut émaner du terrain. Je pense que c’est la même chose avec les EMS et Info/Com.
    Je souhaite que la dotation puisse être occupée par des ministres, mais également par des laïcs, suivant les besoins et les compétences en présence. Il faut beaucoup de liberté dans le système pour permettre à la vie de se déployer selon le contexte particulier de chaque région.
    Par exemple dans la région la Côte, nous avons la chance d’avoir René Giroud, responsable Info/Com laïc, professionnel de la communication, qui travaille également avec la région 5 et qui nous apporte énormément. Il participe au Conseil Régional, au Colloque régional. Il est en lien avec le terrain. Il nous perle de son expérience dans l’autre région. Quel besoin avons-nous que son poste soit cantonal ? Il fait partie de notre dotation régionale.
    Je pense crucial que les régions aient un sens de leur synodalité, c’est à dire qu’elles communiquent entre elles, qu’elles soient solidaires entre elles, qu’elles prient les unes pour les autres, qu’elles partagent leurs réussites et leurs difficultés, qu’elles se mettent ensemble pour certains projets, qu’elles soient conscientes de leur rayonnement cantonal. Pour cela, il est important de développer des outils de communication internes, tel un intranet performant et il faut des équipes régionales fortes.
    Il est important aussi de cultiver le sens de l’Eglise, corps du Christ. Cela ne se décrète pas, ne se vote pas en Synode, ne se contrôle pas, mais se désire, se reçoit et se cultive dans toute l’Eglise.
    On vit ainsi à la fois la proximité et le lien avec toute l’Eglise.
    J’élargirais même ce concept à la dimension oecuménique. Je pense urgent d’intensifier la coopération avec les Eglises catholique, évangéliques. Mais je ne suis pas sûr que ça passe par des calculs de pourcentages.

    1. Je crois que là-dedans, tout est dit:

      « Il est important aussi de cultiver le sens de l’Eglise, corps du Christ. Cela ne se décrète pas, ne se vote pas en Synode, ne se contrôle pas, mais se désire, se reçoit et se cultive dans toute l’Eglise. »

      Il faut impérativement changer de posture, et non se contenter du simple vernis d’un changement de structure, à moins que le changement soit radical au point de rendre obligatoire le changement de posture. En cela, les trois scénarios sont à rejeter car ils n’invitent pas à être autrement mais simplement à s’adapter au mieux pour continuer de faire pareil. Vive le scénario 4!

  14. Je me permets une question technique.
    Je lis que le scénario 1 est « le scénario mathématique résultant d’une simple règle de trois ». Ce scénario est probablement assorti (sauf pour le CS) d’un arrondi au 0.5 EPT, mais d’un autre biais.
    En passant de 220 postes à 204.30, il y a une baisse de 7.14%.
    Si on applique mathématiquement la règle de trois, nous devrions avoir pour les Régions & PLA : 152.50 (et non 150.50), pour les S&O 13.5 (idem), pour l’administration 10.5 (idem), pour les Mico 24 (et non 26) et pour le CS si on applique ici aussi l’arrondi au 0.5, 3.5 EPT, sinon, 3.7EPT (et non 3.8).
    Ma question : pourquoi ce scénario 1 ne propose pas – contrairement au titre de ce paragraphe – une diminution linéaire ?
    Comme les autres scénarios se fondent sur le scénario 1, il conviendrait que celui-ci soit calculé correctement, mais j’ai probablement omis quelque chose…
    Est-ce qu’en diminuant nos effectifs au profit de la FEDEC, nous nous devons tout de même de maintenir nos effectifs au service des Mico ?
    Merci pour vos éclairages.

    1. Notons également qu’en analysant la répartition de la dotation en juin 2009, 192.3 EPT étaient attribués aux Régions et PLA (sur un total de 250.45). La diminution, considérant ce chiffre comme référence, est alors de 28.5% par rapport au scénario 3, la dotation des Mico est en augmentation de 27.5% et celles des S&O (y compris admin) de 7%…

  15. Au nom de la ComEx « Dotations » je souhaite porter à votre attention le fruit de sa réflexion et délibération. Nous avons partagé un temps privilégié en commission dans un esprit de partage entre ministres et laïcs riche de complémentarité qui préfigure l’Eglise que nous pressentons. Vous trouvez maintenant notre rapport sur le site du Synode de l’EERV. Nous vous remercions de lui accorder votre sagacité.
    Construisons ensemble avec confiance et conviction avec l’aide de notre Dieu !

  16. Je viens de lire le rapport de la commission d’examen qui a étudié en détail le rapport du CS sur les dotations. Ces deux rapports se trouvent sur le site de l’EERV, sous Synode 2018.
    J’appuie à fond le scénario 4 de la commission d’examen qui préconise une diminution raisonnable des postes à Lausanne afin que les postes attribués aux régions ne diminuent pas autant que proposé dans le scénario 3 du CS. Les régions rament déjà depuis 2-3 ans à cause du manque de ministres, il faut les soulager avant qu’elles ne soient épuisées, puisque
    Lausanne ne les a guère aidées jusqu’à présent, malgré son état-major bien garni…
    Je soutien aussi les propositions de la commission d’examen sur les décisions 1 à 7, ainsi que sa conclusion.

    A part cela, je m’étonne que les commentaires de ce Forum ne soient pas visibles dans l’ordre chronologique.

  17. Les paroisses sont à la base de la structure de notre Eglise. Les fidèles ont des contact avec l’Eglise prioritairement au travers de celles-ci. Ce sont dans leur sein que se tissent des liens, que se créent des communautés. Beaucoup de fidèles comprennent mal le rôle des postes cantonaux et voient d’un mauvais oeil l’augmentation des ministres cantonnaux alors qu’ils vivent au quotidien une diminution des forces ministérielles dans leur paroisse.
    Notre Eglise est au milieu d’un virage. Essayons de ne pas déraper dans ce virage. Renforçons au maximum les forces ministérielles dans nos paroisses.

    1. J’ai l’impression que l’essentiel est de renforcer les forces ministérielles sur le terrain, mais je ne suis pas certain qu’il y ait identité entre terrain et paroisse. Les plateformes de formation d’adultes sont le terrain, sans être une paroisse. Les lieux-phares sont le terrain sans être une paroisse. Les lieux d’écoute sont le terrain sans être une paroisse.
      Renforcer au maximum les forces ministérielles dans nos paroisse me semble contre-productif à moins de vouloir nous cléricaliser encore plus. Les ministres aujourd’hui ont déjà beaucoup trop de poids avec tout un tas de responsabilités et de cahier des charges qui ne recoupent que maigrement leurs formations et compétences, en dehors des actes ecclésiastiques. Il est grand temps de rendre les paroisses aux paroisses, et pas de nourrir l’illusion que d’avoir le représentant d’une caste professionnelle suffit à faire tourner l’entreprise d’accueil et de proclamation de l’Evangile.

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